Anecdotes et récits locaux : visages et forces de la résistance
Comment Bazolles continue d’animer le canal du Nivernais
Malgré sa stabilité fragile (quasiment aucun changement de population sur cinq ans), Bazolles tire parti de la présence du canal du Nivernais et du site de l’Étang de Baye. Les anciens racontent ici comment, autrefois, tout s’articulait autour de la batellerie ou du passage des « berges » venus de Decize ou de Clamecy. Aujourd’hui, c’est un tourisme doux, familial, qui irrigue la petite économie locale : gîtes, location de vélos, partie de pêche, et barques sur le canal. On dit que le dimanche de la brocante, la population triple, le village renaît, comme au temps des foires d’antan.
Des néo-ruraux à la Celle-sur-Loire : « Ici, l’école n’a pas fermé »
Dans le village, l’arrivée d’une poignée de familles venues de la Nièvre mais aussi du Loiret a suffi à franchir le seuil critique pour maintenir ouverte la classe unique de l’école. Le directeur en sourit : « Qui aurait cru, il y a dix ans, que nous serions là à devoir refuser une inscription, faute de place ? » Les nouveaux venus parlent de la qualité de vie, des jardins, et d’une solidarité très concrète : courses pour les aînés, activités partagées à la salle des fêtes, ramassage du bois collectif. Le bouche-à-oreille joue à plein, mêlant tradition d’accueil et ouverture.
Saint-Quentin-sur-Nohain, le réveil associatif
Petit village par sa population, Saint-Quentin-sur-Nohain a fait le pari de la vie associative. Ici, le club des anciens, la société de pêche et le comité des fêtes ont uni forces et énergies pour orchestrer tout au long de l’année plusieurs rendez-vous fédérateurs : concours de belote, repas villageois, atelier mémoire autour du vieux moulin. Mais c’est la fête du Nohain, relancée il y a cinq ans, qui a marqué un tournant : l’événement attire aujourd’hui des familles des environs, et certains découvrent même son potentiel immobilier abordable — un effet absolument inespéré mais bien réel sur l’évolution du village.